Metronidazole baxter 0,5 % perfusion : Fiche Détaillée
- À propos
- Indications: pourquoi le prendre?
- Contre indications: pourquoi ne pas le prendre?
- Posologie et mode d'administration
- Mises en garde et précautions d'emploi
- Grossesse et allaitement
- Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
- Effets indésirables
- Propriétés pharmacologiques
- Durée et précautions particulières de conservation
Metronidazole baxter est un médicament mis à disposition dans le milieu hospitalier sous forme de solution injectable pour perfusion iv (50) à base de Métronidazole (0,5 %).
Mis en vente le 16/03/1995 par BAXTER. Médicament pris en charge par les collectivités et rétrocédable par les pharmacies hospitalières par prolongation des conditions d'inscription.
À propos
- Métronidazole
Principes actifs
- Phosphate disodique
- Sodium chlorure
- Citrique acide (E330)
- Eau pour préparations injectables
- Présence de :
- Sodium
Excipients
anti-infectieux generaux à usage systémique
antibactériens à usage systémique
autres antibactériens
dérivés imidazolés
métronidazole
antiparasitaires, insecticides
antiprotozoaires
médicaments contre l'amibiase et autres protozooses
dérivés nitro-imidazolés
métronidazole
Classification ATC
Statut
Ce médicament est autorisé sur le marché depuis le 16/03/1995.
Indications : pourquoi le prendre?
Indications d’utilisation- Prophylaxie d'infection post-opératoire à germes anaérobies
- Infection à germes anaérobies
- Amibiase intestinale ou hépatique
Indications thérapeutiques
- Elles procèdent de l'activité antibactérienne et antiparasitaire du métronidazole et de ses caractéristiques pharmacocinétiques. Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles.
. prophylaxie des infections post-opératoires à germes anaérobies sensibles lors d'intervention chirurgicale digestive ou proctologique, en association à un antibiotique actif sur les germes aérobies,
. traitement curatif des infections médico-chirurgicales à germes anaérobies sensibles,
. amibiases sévères de localisation intestinale ou hépatique.
Le métronidazole injectable doit être réservé aux malades pour lesquels la voie orale est inutilisable.
- Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
Contre indications : pourquoi ne pas le prendre ?
CONTRE-INDIQUE :
Hypersensibilité aux imidazolés.
DECONSEILLE :
- Allaitement : le métronidazole passe dans le lait.
- Associations déconseillées : disulfirame ; alcool.
Posologie et mode d'administration
Administration en perfusion veineuse lente, à raison d'une poche de 100 ml (500 mg) passée en 30 à 60 minutes.
- Traitement des infections à germes anaérobies :
. adultes : 1 à 1,50 g par jour en 2 ou 3 perfusions intraveineuses.
. enfants : 20 à 30 mg/kg/jour en 2 ou 3 perfusions intraveineuses.
Le relais peut être pris par voie orale, à la même posologie, lorsque l'état du malade le permet.
- Prophylaxie des infections post-opératoires en chirurgie :
L'antibioprophylaxie doit être de courte durée, le plus souvent limitée à la période per-opératoire, 24 heures parfois, mais jamais plus de 48 heures.
. Adultes : 30 minutes avant le début de l'intervention, injection intraveineuse d'une dose unique de 1 g.
. Enfant : 30 minutes avant le début de l'intervention, injection intraveineuse d'une dose unique de 20 à 40 mg/kg.
- Prévention des injections post-opératoires à germes anaérobies :
Les études de la littérature ne permettent pas de définir le protocole idéal.
Le métronidazole doit être associé à un produit actif sur les entérobactéries :
. adultes : traitement débutant de 6 à 12 h avant l'intervention et poursuivi trois jours après à la dose moyenne de 500 mg toutes les 12 h.
. enfants : même protocole à la posologie de 20 à 30 mg/kg/jour.
Le relais peut être pris par voie orale, à la même posologie, lorsque l'état du malade le permet.
- Amibiase :
. adultes : 1,50 g par jour (soit 3 perfusions intraveineuses de 500 mg par jour).
. enfants : 30 à 40 mg/kg/jour en perfusions intraveineuses.
Dans l'amibiase hépatique, au stade abcédé, l'évacuation de l'abcès doit être effectuée conjointement au traitement par le métronidazole.
Mises en garde et précautions d'emploi
- Interrompre le traitement en cas d'ataxie, de vertiges ou de confusion mentale.
- Tenir compte du risque d'aggravation de l'état neurologique chez les malades atteints d'affections neurologiques centrales et périphériques sévères, fixées ou évolutives.
- Eviter les boissons alcoolisées (effet "antabuse").
- Aucune suspicion de cancérogénicité n'existe chez l'homme bien que ce produit se soit révélé carcinogène chez une certaine espèce de souris, mais non chez le rat et le hamster.
- Contrôler la formule leucocytaire en cas d'antécédents de dyscrasie sanguine ou de traitement à forte dose et/ou de traitement prolongé. En cas de leucopénie, l'opportunité de la poursuite du traitement dépend de la gravité de l'infection.
- Tenir compte de la teneur en sels de sodium.
- Grossesse : pendant le premier trimestre de la grossesse il est conseillé, par mesure de prudence, d'éviter l'administration de métronidazole en raison de son passage dans le placenta.
Grossesse et allaitement
Grossesse :
Pendant le premier trimestre de la grossesse il est conseillé, par mesure de prudence, d'éviter l'administration de métronidazole en raison de son passage dans le placenta.
Allaitement :
Le métronidazole passe dans le lait.
Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Disulfirame : bouffées délirantes ou un état confusionnel.
- Alcool : effet antabuse (chaleur, rougeur, vomissement, tachycardie).
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
ASSOCIATIONS NECESSITANT DES PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Anticoagulants oraux (décrit pour la warfarine) : augmentation de l'effet des anticoagulants oraux et du risque hémorragique (diminution de leur catabolisme hépatique).
Contrôler plus fréquemment les taux de prothrombine. Adapter la posologie des anticoagulants oraux pendant le traitement par le métronidazole et 8 jours après son arrêt.
- Vécuronium (curarisant non dépolarisant) : le métronidazole potentialise l'action du vécuronium.
ASSOCIATION A PRENDRE EN COMPTE :
5-fluorouracile : augmentation de la toxicité du 5-fluorouracile par diminution de sa clairance.
EXAMENS PARACLINIQUES :
Le métronidazole peut immobiliser les tréponèmes et donc faussement positiver le test de Nelson.
PROBLEMES PARTICULIERS DU DESEQUILIBRE DE L'INR :
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
Effets indésirables
- Rares, cependant peuvent être observés :
des troubles digestifs bénins : nausées, goût métallique dans la bouche, anorexie, crampes épigastriques, vomissements, diarrhées.
- Exceptionnellement :
. des signes cutanéomuqueux : urticaire, bouffées vasomotrices, prurit,
. des signes nerveux : céphalées, vertiges.
- A forte posologie et/ou en cas de traitement prolongé :
. des leucopénies,
. des neuropathies sensitives périphériques, qui ont toujours régressé à l'arrêt du traitement.
Par ailleurs, on peut observer une coloration brune des urines, due à la présence de pigments hydrosolubles provenant du métabolisme du produit.
Propriétés pharmacologiques
ANTIBIOTIQUES ANTIBACTERIENS (J : anti-infectieux).
AMOEBICIDES TISSULAIRES (P : parasitologie).
SPECTRE D'ACTIVITE ANTIMICROBIENNE :
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :
S < = 4 mg/L et R > 4 mg/L.
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue (> 10%) (valeurs extrêmes) pour une espèce bactérienne, elle est indiquée ci-dessous :
ESPECES SENSIBLES :
- Aérobies à Gram négatif :
Helicobacter pylori (30%).
- Anaérobies :
. Bacteroïdes fragilis.
. Bifidobacterium (60-70%).
. Bilophila.
. Clostridium.
. Clostridium difficile.
. Clostridium perfringens.
. Eubacterium (20-30%).
. Fusobacterium.
. Peptostreptococcus.
. Prevotella.
. Porphyromonas.
. Veillonella.
ESPECES RESISTANTES :
- Aérobies à Gram positif :
Actinomyces.
- Anaérobies :
. Mobiluncus.
. Propionibacterium acnes.
ACTIVITE ANTIPARASITAIRE :
- Entamoeba histolytica.
- Giardia intestinalis.
- Trichomonas vaginalis.
DISTRIBUTION :
L'injection de 500 mg de métronidazole par voie veineuse donne lieu après perfusion unique à un pic moyen de 18 mg/L à la fin de la perfusion de 20 minutes.
Le renouvellement de la perfusion :
- toutes les 8 heures donne lieu à un pic moyen identique,
- toutes les 12 heures à un pic moyen de 13 mg/L.
La demi-vie plasmatique est de 8 à 10 heures.
La liaison aux protéines sériques du métronidazole est faible (< 10%).
La diffusion est rapide est importante dans les poumons, les reins, le foie, la peau, la bile, le LCR, la salive, le liquide séminal, les sécrétions vaginales.
Il traverse la barrière placentaire et passe dans le lait maternel.
BIOTRANSFORMATION :
Le métronidazole donne essentiellement deux métabolites non conjugués ayant une activité antibactérienne (10 à 30%).
ELIMINATION :
Le métronidazole se concentre essentiellement au niveau du foie et dans la bile, sa concentration colique est faible.
L'excrétion se fait surtout par voie urinaire (40 à 70% dont 20% environ sous forme inchangée), entraînant une coloration des urines en brun-rougeâtre.
Chez l'insuffisant rénal, la demi-vie d'élimination reste inchangée et il n'est pas nécessaire de modifier la posologie. En cas d'hémodialyse, le métronidazole est rapidement éliminé et la demi-vie est réduite à 2 heures 30.
Durée et précautions particulières de conservation
Durée de conservation :
2 ans.
Précautions particulières de conservation :
A conserver à une température ne dépassant pas + 25°C.
A conserver dans le conditionnement primaire d'origine, à l'abri de la lumière.
Eviter le contact de la solution avec des éléments en aluminium.
L'ampicilline sodique, la céfalotine et le naftate de céfamandole sont chimiquement incompatibles avec le métronidazole.
En règle générale aucun autre médicament ne devrait être ajouté à la solution pour perfusion de métronidazole.
100 ml en poche (VIAFLO) (Polyéthylène/Polyamide 6/Polypropylène) ; boîte de 50 poches.
